Hey, c'est le nuage qui vous parle !

  Aujourd'hui je squatte la catégorie « lecture » de la plume parce que je participe aux matchs littéraires organisés par Priceminister.

  Le principe ? On choisi un livre parmi une assez vaste sélection imposée, et les 800 premières blogueuses (et même blogueurs, ils sont ouverts ^^) inscrites reçoivent gratuitement le bouquin de leur choix et doivent publier leur critique.

  Chouette !

 

  Alors le choix était vaste, je vous l'ai dit, et il y avait de nombreux auteurs que je ne connaissais pas, du coup, j'ai pensé saisir l'occasion pour en découvrir un nouveau. Mais ça c'était avant que je vois... OLIVIER ADAM dans la liste ! Whaaaa, youp youp, danse de la joie, mon auteur fétiche et qui en plus a sorti un roman choral, une forme que j'adore ! Bon ben j'ai craqué, on verra plus tard pour l'ouverture littéraire !

 

adam

 

  Quand j'ai reçu Peine perdue, j'étais conquise d'avance, et j'aurai presque aimé ne pas aimer afin de ne pas faire ma fan, mais impossible, la magie a tout de suite opérée !

  Au fil des 414 pages, on découvre les histoires de 22 personnages (qui ont chacun leur chapitre) sur fond de mer méditerranée, et qui convergent tous vers le personnage le plus important : Antoine (qui ouvre et qui referme le bal). Avec une intrigue : qui a défoncé le crâne d'Antoine pendant que la tempête rugissait dehors et pourquoi ?

 

  On retrouve les thèmes de prédilection de l'auteur : la mélancolie, l'injustice sociale, des personnages aux failles si profondes que l'on plonge dans le gouffre sans être certains de pouvoir en ressortir. C'est ce que j'aime particulièrement chez Olivier Adam. Sa capacité à brosser des portraits de ceux que l'on pourrait qualifier un peu rapidement de « pauvres gens » dans la vraie vie, des personnes blessées, chez qui ça bouillonne intensément et qui luttent pour sortir de leurs vies étriquées, si peu conformes à leurs rêves d'enfants. Tous ces personnages perdus ont une force incroyable, qui nous donne envie, nous aussi, de nous battre.

  J'aime aussi beaucoup sa façon d'écrire, c'est direct mais poétique, et je pense pouvoir dire que dans Peine perdue, Olivier Adam est au summum de son art, de son style, avec sa manière si particulière de jouer avec la ponctuation et de décrire les contextes de l'histoire. Le contexte géographique déjà. Vous verrez, à chaque fois que vous ouvrirez le bouquin vous entendrez la mer, tantôt déchaînée, tantôt clapotant gentiment. Et si vous vous intéressez aux zones périurbaines, je ne peux que vous conseiller de lire Les lisières. Puis le contexte social. Je ne crois pas qu'il y ait meilleur auteur pour décrire cet état de crise dans lequel nous sommes plongés.

 

  Quant à l'histoire en elle même, elle vous embarque totalement et vous aurez hâte de vous mettre au lit pour vous plonger dans ce roman . C'est un roman fin, vif, prenant, intelligent, qui nous fait réfléchir sur la situation du monde qui nous entoure et qui nous pousse à faire le point sur nos propres vies. Je pense même que si on foutait tous les FN dans une salle, et qu'on leur lisait quelques romans d'Olivier Adam, on pourrait changer quelques mentalités.

 

  En conclusion, courez, volez, allez acheter ce roman, et revenez ici me dire ce que vous en avez pensé, parce que même la fin est parfaite. Ah, et Olivier, si tu passes par là, veux-tu m'épouser ?